En marche vers la sortie

Combien sommes-nous à souhaiter le départ anticipé d'Emmanuel Macron ?

Le Président de la République n'est qu'un maillon d'un système complexe et son départ ne résoudra pas tous les problèmes. Néanmoins, face aux crises actuelles et aux dérives autoritaires, il est de notre devoir de prendre les choses en main et de faire le nécessaire pour qu'il s'en aille. 

Pour cela, nous avons à notre disposition plusieurs moyens légaux : démission, destitution par les parlementaires (article 68 de la Constitution) et annulation de l'élection présidentielle de 2017 par le Conseil constitutionnel.

Cette pétition est un outil permettant de mesurer nos forces pour instaurer un rapport de force – par la pression de la rue – à même de provoquer des élections présidentielles anticipées (20 à 35 jours après le départ du Président, article 7 de la Constitution).

Savoir que nous sommes des millions nous permettra d'amener les directions syndicales et les autres acteurs de la société civile à provoquer ou rejoindre un mouvement social de masse pour pousser Emmanuel Macron vers le départ.

Remarque fréquente : « Virer Macron ? Mais il sera remplacé par un autre ! Peut-être même pire que lui. »

Effectivement, si nous ne prévoyons rien, il y aura une récupération politique par un parti ou un groupe. Il est indispensable de s'organiser en amont. Tirons les enseignements d'expériences à l'étranger : Algérie, Soudan, Haïti,...

Il se met actuellement en place une initiative d'écriture d'un programme apartisan, consensuel et transitoire par les citoyens et la société civile, qui pourrait être une opportunité de récupérer notre souveraineté et d’avoir ainsi la possibilité de refonder les institutions. Cette initiative sera également un moteur de la mobilisation. Signer cette pétition n'implique pas d'adhérer à la démarche du « Programme commun » (qui est développée dans l'onglet « Stratégie »).

Quelle que soit la stratégie et la vision imaginée pour l'après-Macron, voyons déjà combien nous sommes à souhaiter son départ. Chacun pourra ensuite choisir comment il souhaite s'investir et les modes d'actions qu'il souhaite employer.

« S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent le chercher. Je réponds au peuple français. », Emmanuel Macron (24/07/2018, vidéo ici).

 

Pourquoi provoquer le départ anticipé d'Emmanuel Macron ?

Emmanuel Macron, après avoir trahi son camp (le Parti socialiste), a profité d’un complot (voir plus bas) contre son principal rival, François Fillon, et a été élu sans véritable programme par moins de 9 millions de personnes au 1er tour. Le vote d’adhésion n’a représenté que 8 % des personnes en âge de voter, en grande partie manipulées par un marketing politique et un battage médiatique massif et mensonger : voter Macron n’était pas un « vote utile », car n’importe quel autre candidat aurait battu Marine Le Pen, et Macron n’était pas du tout un candidat hors système.

En effet, Emmanuel Macron est un ancien banquier soutenu par l'élite financière, qui a travaillé à l’Inspection générale des Finances, puis à la Banque Rotschild, avant d'aller au gouvernement. Il a profité de sa position avantageuse en utilisant les moyens de l’État pour préparer sa candidature, a eu recours à des financements frauduleux lors de sa campagne électorale et est soupçonné d’évaluation mensongère de son patrimoine. 

Emmanuel Macron mène une politique en faveur des plus riches et non du bien commun : ISF, Exit tax, Flat tax, CICE, privatisations… Sans compter les trahisons que représentent la vente d’Alstom, la privatisation des Aéroports de Paris ou la réforme des retraites. Il prétendait rénover les pratiques de la politique mais son parti a un fonctionnement vertical, les députés sont aux ordres et il s'entoure de technocrates et de politiciens soupçonnés de nombreuses malversations. Sa pratique du pouvoir devient de plus en plus autoritaire avec la répression policière et judiciaire, l’indépendance de la justice bafouée, la liberté de la presse attaquée et de nouvelles lois liberticides. Il détruit nos acquis sociaux, nos services publics, nos libertés et l’héritage du Conseil National de la Résistance. Il a fait preuve de beaucoup de mépris dans ses discours publics, allant même jusqu’à tenir des propos insultants. 

Emmanuel Macron n'est pas à sa place et n'a donc pas de légitimité à diriger le pays. En tant que peuple souverain, il est de notre droit et de notre devoir de révoquer un représentant qui ne respecte ni nos intérêts, ni les lois et qui fait preuve d'autoritarisme. Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre les élections de 2022.

Ci-dessous l’argumentaire détaillé (les sources sont en hyperlien). 

 

Problèmes propres à son élection

La campagne présidentielle d'E. Macron pose de nombreux problèmes en termes d'illégalité et d'illégitimité.
 

Illégitimité :

- Quand il était ministre de l'économie il a utilisé les moyens de l'Etat pour se constituer un réseau et préparer sa candidature.

- Il a été très largement financé par l'élite financière, et le lui rend bien par une politique très avantageuse à son égard (ISF, Exit tax, Flat tax, CICE...). Conflit d'intérêts et « pacte de corruption » dans la vente d'Alstom (l'autorisation de vente de cette entreprise stratégique pour la France signée par E. Macron en 2014 est déjà en soi une trahison) : financement de sa campagne électorale par de nombreuses personnes ayant bénéficié de cette vente (300 millions d'euros d'honoraires ont été payés par Alstom. « Tout Paris avait été loué ».). Sa campagne présidentielle ayant été financée pour moitié par des dons (de plus de 4 500 euros) venant de seulement 800 personnes, nous sommes en droit de nous poser certaines questions. L'enquête est confiée au Parquet national financier, dont le nouveau procureur sera nommé par le pouvoir exécutif (situation qui n'est pas sans rappeler la nomination du Procureur de la République de Paris...).

- Il a été soutenu par de nombreux réseaux : les réseaux sarkoziste, strauss-kahnien, baladurien, mitterandien, les Gracques, une partie du complexe militaro-industriel, des grands patrons (Bernard Arnault, Xavier Niel, Henry Hermand...), Jacques Attali, Alain Minc. Ce n'était pas le candidat hors système qui s'est fait tout seul, tel que présenté par son storytelling (la narration ou conte médiatique).

- Il n'a pas eu de programme pendant longtemps.

- Curieux décalage entre ses revenus et sa déclaration de patrimoine. Soupçons de sous-évaluation du prix de la maison de sa femme au Touquet et de son appartement à Paris, pour ne pas payer l'ISF. « Le fait d'omettre de déclarer une partie substantielle de son patrimoine ou de ses intérêts ou de fournir une évaluation mensongère de son patrimoine est puni d'une peine de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende. Peuvent être prononcées, à titre complémentaire, l'interdiction des droits civiques, ainsi que l'interdiction d'exercer une fonction publique » (Article 26 de la loi du 11 octobre 2013).

- Il a été soutenu massivement par les médias. De plus, l'injonction politico-médiatique d'un « vote utile » pro-Macron était mensongère : quel que soit l'adversaire de Marine Le Pen au second tour, elle aurait été systématiquement battue.

- L'attentat des Champs-Élysées 3 jours avant le 1er tour a perturbé la campagne présidentielle et mis en avant et à la dernière minute la thématique de la sécurité, créant ainsi une inégalité entre les candidats.

Au 1er tour de l'élection présidentielle de 2017, sur les 50,5 millions de personnes en âge de voter en France, 17,1% votent pour Macron. Sur ces 8 656 346 voix recueillies par Macron, 53% n'étaient pas des votes d'adhésion. Soit environ 4 068 500 voix d'adhésion (qui représentent 8% des personnes en âge de voter) ; adhésion largement provoquée par un marketing politique mensonger et un exceptionnel battage médiatique. 14,5 millions de personnes s'abstiennent, votent blanc ou ne sont pas inscrites.

 

Illégalité :

- Irrégularités voire fraudes aux financements de la campagne électorale de E. Macron : Las Vegas, Lyon, sous-facturation, dons d'origines inconnues, paiement de l'équipe de sécurité, Londres et esprit de la loi contourné pour les dons.

- Il a grandement tiré avantage (et Marine Le Pen aussi) de l'assassinat politique de François Fillon. Robert Bourgi a reconnu publiquement après l'élection présidentielle avoir piégé François Fillon avec les costumes, dans l'objectif de le « tuer » politiquement : « j'avais préparé mon coup », « j'avais ourdi le complot ». « Ceux qui, par des manœuvres frauduleuses quelconques auront porté atteinte à la sincérité d'un scrutin, auront changé ou tenté de changer les résultats, seront punis des peines portées audit article. » (article L. 116 du Code électoral). Cela a engendré une inégalité entre les candidats. L'élection est illégale (au regard de l'alinéa 3 de l'article 4 de la Constitution : « La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation ») et devrait être annulée (vide juridique sur l'annulation a posteriori d'une élection présidentielle).

E. Macron a bénéficié d'atouts considérables qui ont biaisé le jeu démocratique. Ces fraudes électorales et ces irrégularités remettent en cause la sincérité du scrutin.

 

Critique de la politique et de la pratique du pouvoir d'Emmanuel Macron et du gouvernement

 

Une équipe gouvernementale dont des membres :

- ont eu de mauvaises fréquentations (Christophe Castaner, Michèle Marchand),

- ont pantouflé,

- sont sérieusement soupçonnés de conflits d'intérêts et de malversations (Jean-Paul Delevoye, Richard Ferrand, Agnès Buzyn, Alexis Kohler, Edouard Philippe, Gilles Le Gendre, Françoise Nyssen, Laura Flessel, François de Rugy, Ismaël Emelien, Muriel Pénicaud, François Bayrou, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez),

- ont une fâcheuse tendance à « oublier » des biens dans leur déclaration de patrimoine,

- dont les propos (provocateurs, méprisants, insultants) et le comportement sont inappropriés,

- sont à l'origine de rumeurs (« attaque » de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, « attaque » de la maison de Marlène Schiappa), et de mensonges (la taxe carbone pour financer en réalité le CICE, la fausse vidéo pour dédouaner Alexandre Benalla, les mensonges devant la commission sénatoriale, le mensonge de la ministre de la Défense sur les ventes d'armes françaises à l'Arabie saoudite),

- agressent physiquement les manifestants et usurpent la fonction de policier (A. Benalla),

- ne respectent pas le Code pénal (articles 40, 212-1, 431-1, 432-1 et 432-4) et la Constitution (article 66),

- mettent en danger la sécurité nationale (A. Benalla avec les contrats russes, alors qu'il était encore en fonction),

Un gouvernement de technocrates qui gèrent le pays comme une entreprise (avec un vocabulaire de management de la finance) et qui se jugent "trop intelligents, trop subtils" pour être compris par un peuple d'"illettrés", de gens "qui ne sont rien".

 

E. Macron prétendait créer un parti politique horizontal, or c'est un parti :

- au fonctionnement vertical, non démocratique et autoritaire,

- qui préfère avoir des supporters et payer des figurants plutôt qu'avoir des militants. Des militants pas aussi nombreux et hétérogènes que ce qui est prétendu. Des militants qui ont été manipulés : ils pensaient adhérer à un parti politique animé par des valeurs nouvelles : « Les valeurs étaient simples : ouverture à la société civile, la transparence, en disant à tout un chacun que son avis serait pris en compte, participer à l'élaboration des politiques publiques […] »,

- dont les députés sont aux ordres, arrogants et se plaignent. Ils sont majoritairement issus de catégories sociales supérieures (des notables) et étaient déjà dans la vie politique avant d'être élus députés,

- qui a une étrange vision de la démocratie : « Un maire qui sera réélu sans l'apport de LREM et du Modem sera un ennemi du Président pour 2022 »

 

Politique du gouvernement :

- La destruction du modèle social français et des services publics est une honte. C'est l'héritage du Conseil National de la Résistance et des luttes ouvrières qui est piétiné.

- La privatisation d'Aéroports de Paris (ADP) relève d'un énorme conflit d'intérêt

- Autre conflit d'intérêt majeur avec le projet de réforme des retraites.

- L'indépendance de la justice est bafouée par le pouvoir exécutif : intervention de la ministre de la justice et du procureur de la République pour encourager à réprimer encore plus les Gilets Jaunes. Possible intervention de l'exécutif dans les affaires Benalla et dans la tentative de perquisition dans les locaux de Médiapart.

- La liberté de la presse est en grand danger : loi sur le secret des affaires, loi « fake news », violences policières envers les journalistes, convocations à la DGSI, tentative de perquisition (Médiapart), menace contre la loi de 1881.

- Le viol du secret médical (fichier SI-VIC dans les hôpitaux)

- Une répression policière et judiciaire (des Gilets Jaunes, des militants à Bure, des habitants des banlieues, des militants pour le climat, des journalistes). Le Président de la République est pourtant le garant de la liberté de manifester, la liberté d'aller et venir, la liberté d'expression...

La répression de la part du gouvernement français a été condamnée par le Parlement européen, la commission des Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, la commission des Droits de l’Homme de l’ONU, le Défenseur des droits, le président de la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme et par la société civile (syndicats, associations de blessés, Ligue des Droits de l'Homme, Reporter sans frontières, les syndicats d'avocats, les ophtalmologistes, l'ordre des médecins...). Malgré cela, la stratégie de maintien de l'ordre n'est pas questionnée.

Répression féroce contre les street medics, les journalistes, des observateurs de la Ligue des Droits de l'Homme, des passants, des enfants, des lycéens, des personnes âgées, des personnes en fauteuil roulant. Des policiers frappent impunément, jettent des pavés, giflent, humilient, éborgnent, nassent et gazent.

Nombre effroyable d'interpellations et de blessés : pour la seule répression des Gilets Jaunes (chiffres non actualisés) : 1 mort, 2 500 blessés (315 blessures à la tête, 24 éborgnés, 5 mains arrachées), 10 000 personnes placées en garde à vue, 2 300 comparutions immédiates, 3 100 condamnations, 1 000 peines de prison ferme, 440 personnes incarcérées, 212 enquêtes de l'IGPN (jusqu'à présent aucun policier n'a été condamné), 20 000 tirs de LBD (alors que c'est une arme de défense), 4 942 tirs de grenades de désencerclement.

Arrestations arbitraires, arrestations préventives, maintiens injustifiés en garde à vue, fichage illégal, confiscation de matériel de protection (y compris pour des street medic et des journalistes). Utilisation d'armes de guerre (le LBD) et de gaz lacrymogènes dangereux pour la santé et interdits comme moyen de guerre (les gaz lacrymogènes « sont considérés comme des armes chimiques s’ils sont utilisés comme méthode de guerre » selon l'Organisation pour l’interdiction des armes chimiques). Les sommations avant dispersion sont rares. Absence très régulière de matricule sur les membres des forces de l'ordre. « Justice » expéditive envers les manifestants (comparutions immédiates), et justice toujours en attente envers les auteurs de violences policières. Poursuites pour délits « collectifs » et préventifs : « association de malfaiteurs », « bande organisée », « participation à un groupement en vue de commettre des violences et dégradations »). Utilisation de lois antiterroristes contre les manifestants.

Les règlements de maintien de l'ordre ne sont pas respectés mais E. Macron félicite les forces de l'ordre et nie la répression.

De plus en plus de lois liberticides: loi “antiterroriste” du 30 octobre 2017 qui inscrit dans le droit commun de nombreuses mesures exceptionnelles et liberticides propres à l’état d'urgence, élargissement du fichage ADN, secret des affaires, « fake news », loi « anti-casseurs », loi « anti-haine », surveillance des comptes sociaux officiellement pour lutter contre la fraude fiscale, fichage illégal de Gilets Jaunes sur les ronds-points...

« Au nom de la sécurité, toutes nos libertés sont menacées » Jean-Marie Delarue (Commission nationale consultative des Droits de l’Homme).

E. Macron veut interdire la haine dans le débat public mais il insulte, méprise et provoque régulièrement les Français. Il est incohérent : il dit que les revendications des Gilets Jaunes sont légitimes et en même temps il n'accède pas à leurs revendications, ne veut pas changer sa politique et dit que les Gilets Jaunes sont des séditieux. Il fait des promesses (intervention du 10/12/2018) qu'il ne tient pas et il fait croire qu'il lâche du lest sur certaines revendications quand il s'agit en réalité de mesures déjà prévues avant la mobilisation des Gilets Jaunes. Macron a décidé d'écarter les demandes phares (RIC, vote blanc,...) issues de son prétendu « Grand débat ».


Légitimité de la révocation d'un élu.

Même si Emmanuel Macron avait été légalement élu dans le cadre d'un processus légitime et équitable, et même s'il ne menait pas de politique autoritaire et qu'il n’appliquait que strictement son programme, il n'en resterait pas moins qu'il est de notre droit le plus fondamental de ne plus vouloir de lui comme Président de la République. 

 

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron est un ancien inspecteur des finances, ancien banquier d'affaires, ancien membre de la commission Attali, ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée, ancien ministre de François Hollande. Le journaliste Marc Endeweld souligne qu'Emmanuel Macron n'a aucune sensibilité sociale vis-à-vis des inégalités. Il fait preuve de mépris de classe. Il est sans affect et n'a aucune fidélité. Il est d'un très grand cynisme politique. Il a un rapport aristocratique et autoritaire à la chose publique, à l’État et à la démocratie. Il se croit en mission de décider à la place du peuple. 

Emmanuel Macron accueille des grands patrons du monde à Versailles, rencontre discrètement les patrons des laboratoires pharmaceutiques et le gratin de la finance mondiale, se fait construire une piscine et change la vaisselle de l’Élysée, s'empare de l'émotion populaire provoquée par la mort de deux commandos marines, bafoue le protocole militaire, a une conception pétainiste du 1er mai, et dit assumer la livraison d’armes à l’Arabie saoudite, malgré la guerre au Yémen.

Il prétend « assumer » et « porter la responsabilité » de ses actes, mais ses prétendues prises de responsabilités n'ont eu aucune conséquence réelle à ce jour.

Sélection des petites phrases d'Emmanuel Macron :
À l'exception des quatre premières citations, tous ces propos ont été prononcés publiquement par Emmanuel Macron en tant que Président de la République. Ces propos publics inacceptables sont des comportements incompatibles avec la dignité de la fonction de Président de la République et peuvent être considérés comme un « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat », justifiant ainsi une destitution par le Parlement en vertu de l'article 89 de la Constitution.

Sur sa vision de sa fonction, de sa personne, de la politique, de la religion :

« La politique, c’est mystique. » « J’ai toujours assumé la dimension de verticalité, de transcendance » « La dimension christique, je ne la renie pas » (11/02/2017)

« Dans la politique française, cet absent est la figure du roi » (juillet 2015)

« La démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude car elle ne se suffit pas à elle-même. » (juillet 2015)

« C’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne » (11/02/2017)

« Je ne suis que l’émanation du goût du peuple français pour le romanesque » (avril 2018)

« On est toujours l’instrument de quelque chose qui vous dépasse » (avril 2018)

« Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer » , « Je suis convaincu que la sève catholique doit contribuer encore et toujours à faire vivre notre nation. » (9/04/2018).


« Une gare, c'est un lieu où on croise les gens qui réussissent et ceux qui ne sont rien. » (juin 2017

« Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c’est différent » (juin 2017)

« C’est un miracle qu’après autant de samedis avec cette violence, il n’y ait eu aucun mort à déplorer de la part des forces de l’ordre » (26/02/2019). Et Zineb Redouane ?

« Je veux rendre hommage au professionnalisme des forces de l'ordre » (28/01/2019)

« Ne parlez pas de répression ou de violences policières, ces mots sont inacceptables dans un État de droit. » « Vous me parlez de répression, je vous dis que c'est faux. » « Après des semaines et des semaines, je constate qu'il n'y a aucun mort à déplorer du fait des forces de l'ordre. Malheureusement il y en a eu du fait d'autres bêtises ». (07/03/2019)

« Il faut maintenant dire que lorsqu'on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire » (26/02/2019

Au sujet du peuple français et de la France, il dit « mes citoyens » et « mon pays » (interview en mars 2018 dans le magazine Wired)

Au sujet des finances publiques, « je ne vais pas dilapider mes recettes » (interview TF1, 12/04/2018).

« Les riches, ils n'ont pas besoin d'un président, ils se débrouillent très bien tout seuls. » (12/04/2018)

« Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu'un ministre ou un député ! » (31/01/2019)

« Le type, il n'a pas les mots d'un Gitan. Il n'a pas les mots d'un boxeur gitan. » (01/02/2019)

« S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent le chercher. Je réponds au peuple français. » (24/07/2018, vidéo ici)

Du travail, « je traverse la rue et je vous en trouve » (16/09/2018)

« On met un pognon de dingue dans les minima sociaux » (12/06/2018)

Au sujet des médias : « Ils ont dit : M. Trucmuche, parce qu’il a un gilet jaune, est aussi représentatif, et peut-être plus sincère qu’un maire ou un leader syndical. Il n’y a plus aucune reconnaissance de la représentation ni hiérarchisation du point de vue. » (21/02/2019)

« Gaulois réfractaires au changement » (août 2018)

« Je ne céderai rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes » (septembre 2017)

« Au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils peuvent avoir des postes » (04/10/2017)

Aux militaires : « Je suis votre chef. » (13/07/2017)

A un syndicaliste : « Vous êtes ridicule. » (novembre 2018)

Sur les syndicats : « Et quand on donne la main, on dit mon bon monsieur, c'est dur, reprenez-la. » (21/02/2019)

« Je ne suis pas le Père Noël parce que les Guyanais ne sont pas des enfants » (26 octobre 2017)

« Tu sais, quand tu es président de la République, ce n’est pas le moment où tu gagnes le plus d’argent » (3 août 2017)

« Je suis le fruit d’une forme de brutalité de l’Histoire, d’une effraction » (février 2018)

Au sujet du Président burkinabé : « Il est parti réparer la clim. » (28/11/17, Burkina faso)

« Vous me parlez comme si j'étais encore une puissance coloniale. » (28/11/17, Burkina Faso)

« Il y en a qui râlent et qui ne veulent pas comprendre, c'est la France. » (14/03/2018)

« Les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu'on peut obtenir sans que cet effort soit apporté. » (janvier 2019)

« Porte-voix d’une foule haineuse » (31/12/2018)

« Les gens qui pensent que la France, c'est une espèce de syndic de copropriété où il faudrait défendre un modèle social qui ne sale plus... » « ces gens là ne savent pas ce que c'est que l'Histoire de notre pays » (vidéo)

« Je ne crois pas à la jalousie française qui consiste à dire que les gens qui réussissent doivent être taxés (...) Je veux qu'on célèbre ces réussites. Si on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui s'effondre » (octobre 2017)

Macron complotiste (février 2019) : « la fachosphère, la gauchosphère, la russosphère représentent 90 % des mouvements sur Internet ». « Ce mouvement est fabriqué par des groupes qui manipulent, et deux jours après, ça devient un sujet dans la presse quotidienne nationale et dans les hebdos »

Au sujet de Geneviève Legay, grièvement blessée par une charge policière : « pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable » « Je lui souhaite un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse » « Quand on est fragile, on ne se met pas dans des situations comme celle-ci » (mars 2019)

Lapsus révélateur : « sortir de l’État de droit »  (19/09/2017)

Au sujet des personnes qui ont des pancartes avec ses fameuses citations arrogantes et provocatrices : « Ceux là dont vous parlez, ils peuvent avoir ces pancartes très longtemps, ça ne m'émeut pas. Ça ne m'émeut pas. » (25/04/2019)

« En ce moment notre pays est, je trouve, trop négatif sur lui-même » (21/11/2019)

Concernant la grève du 5 décembre : « Je ferai tout pour qu’il n’y ait pas ces blocages » (28/10/2019), ce qui constitue une remise en cause du droit de grève.

«  Je n'ai pas de regrets ou de remords, ce n'est pas mon tempérament » (28/10/2019)

 

Comment provoquer le départ anticipé d'Emmanuel Macron ?

Nous avons à notre disposition plusieurs moyens légaux pour pousser le Président de la République vers la sortie.

 

Démission

Augmenter le rapport de force avec E. Macron pour le pousser à la démission, en commençant par convaincre et impliquer le plus de monde possible grâce à un argumentaire synthétique efficace et une stratégie gagnante. 

Le gouvernement ou le Parlement peut initier un référendum consultatif sur son départ (par la procédure classique ou par le Référendum d'Initiative Partagée), et nous verrons bien le choix de la majorité des Français. Si Macron se prétend démocrate et s'il a un minimum de dignité, alors il démissionnera.

Par la pression de la rue, les chefs d’État peuvent être amenés à démissionner : Islande en 2008, Arménie en 2018, Algérie en 2019...

 

Destitution

Engager un rapport de force avec les parlementaires pour qu'ils destituent Emmanuel Macron (pour « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat », article 68 de la Constitution), en argumentant de son élection illégale et illégitime et en démontrant sa pratique autoritaire du pouvoir, son parti pris pour des intérêts étrangers et la violation de plusieurs articles de la Constitution française et de traités internationaux :

- article 5 de la Constitution : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. [...] Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. »

- article 66 de la Constitution : « Nul ne peut être arbitrairement détenu. »

- article 64 de la Constitution : « Le Président de la République est garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire. »

- la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789 (qui fait partie du bloc de constitutionnalité) : par exemple l'article 11 sur la liberté d'expression.

- article 431-1 du Code pénal, en encourageant et félicitant une répression policière aveugle et disproportionnée : « Le fait d'entraver, d'une manière concertée et à l'aide de menaces, l'exercice de la liberté d'expression, du travail, d'association, de réunion ou de manifestation est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. ».

- article 432-4 du Code pénal : « Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, agissant dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou de sa mission, d'ordonner ou d'accomplir arbitrairement un acte attentatoire à la liberté individuelle est puni de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende. »

- article 432-1 (et article 432-2) du Code pénal : « Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique, agissant dans l'exercice de ses fonctions, de prendre des mesures destinées à faire échec à l'exécution de la loi est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. » Le Président de la République est une personnes dépositaire de l'autorité publique.

- article 40 du code pénal (pour l'affaire Benalla par exemple).

- la Déclaration universelle des droits de l’homme.

- le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

- la Convention européenne des droits de l’homme, notamment l'article 10 concernant la liberté d'expression.

- article 7 du Statut de Rome : crime contre l'humanité avec la répression des Gilets Jaunes.

- article 212-1 du Code pénal : pour les mêmes raisons.

- article 6 du traité sur le commerce des armes.

- alinéa 4 de l'article 2 de la Charte des Nations Unies : bombardement en Syrie sans mandat de l'ONU..

Emmanuel Macron trahit la France en offrant à des intérêts étrangers les retraites des Français (BlackRock), les Aéroports de Paris et la gestion de nos turbines nucléaires (Alstom).

 

Annulation de l'élection présidentielle 2017

Engager un rapport de force avec le Conseil constitutionnel pour qu'il annule l'élection présidentielle de 2017 à cause de l'iniquité des candidats devant le choix des électeurs provoquée par la manipulation électorale de Robert Bourgi (article L. 116 du Code électoral). Cela a porté atteinte à la moralité et à la sincérité du scrutin. L'élection est illégale (alinéa 3 de l'article 4 de la Constitution). Annuler une élection présidentielle a posteriori n'est pas impossible, il y a simplement un vide juridique à ce sujet.

Si le Conseil constitutionnel ne veut pas nous entendre, nous pourrons alors le saisir officiellement avec le soutien de 60 députés, ou 60 sénateurs, ou 500 élus, ou du président de l’Assemblée nationale, ou du président du Sénat (alinéa 9 de l'article 7 de la Constitution).

 

Ces trois solutions valent la peine d’être tentées et certaines d’entre elles ont déjà fait leurs preuves ailleurs. Unissons nos forces et nos intelligences pour construire une stratégie gagnante et un mouvement social puissant. Ne laissons pas passer cette opportunité de reprendre nos vies en main ! Partagez cette pétition le plus largement possible et préparez-vous à vous mobiliser !

 

 

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